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11 juillet 1989
La coupe « Le Progrès » à Poissy
Challenge
Avec Philippe Méthion (2e), Jean-Claude Cauchois (8e), Patrick Girard (9e), Rodolphe Retrain (10e) et Roland Bertrand (14e), « Promosport Poissy » pouvait difficilement rater la première place par équipes. L'équipe de la banlieue parisienne devance de vingt-cinq points le Racing Club de France d'Yves Lossouarn.
Poissy remporte ainsi la coupe offerte par notre journal et prend une option sur le challenge « Le Progrès » qui sera définitivement acquis à l'équipe qui se sera imposée à trois reprises. Un superbe trophée en argent qui démontre, s'il était besoin, l'attachement de notre journal à cette discipline dont l'un des temps forts est organisé chaque année à Mâcon.
Le classement : 1. Poissy 43 pts ; 2. Racing (Lossouarn, Bavay, Lepen, Lafarge, Croze) 58 pts ; 3. Mantes (Jay, Lacaze, Choisel, Lambert, Cali) 104 pts ; 4. Salon Triathlon (Chabaud, Boquillet, Westdal, Charles, Mignon) 115 pts ; 5. Saint-Quentin 78 (Gavet, Trousset, Lagoutte, Rouchon, Portal) 143 pts ; 6. TMC Mâcon (Dafflon, Petitjean, Bertrand, Maudonet, Delphin) 267 pts.
Au voleur
Mauvaise surprise samedi soir pour Michel Gavet, le coureur de Saint-Quentin-en-Yvelines. On lui avait tout bonnement volé son équipement cycliste. C'est donc avec des chaussures d'emprunt qu'il dut effectuer les 40 km du parcours, réussissant néanmoins le cinquième temps. Au décompte final,il est 4e. Commentaire de l'intéressé à l'arrivée : « Dans des conditions normales, je les aurais tous bouffés. ». Bon appétit.
Filles et forme
Enchantée de sa venue à Mâcon, Anne-Marie Rouchon. La meilleure Française a devancé l'Australienne Louise Bonham de vingt-neuf secondes et posé des jalons avant les championnats du monde. C'est dans le parcours pédestre que la sociétaire de Saint-Quentin a forgé sa victoire. C'est là que Sophie Delemer a perdu ses dernières illusions après un parcours cycliste tout à fait remarquable (meilleur temps féminin malgré une chute). La Chalonnaise termine à 1'18" de Rouchon seulement.
Interprète
Pas facile de donner ses impressions quand on est australien et que l'on ne parle pas un traître mot de français. Greg Welch a donc dû avoir recours à un interprète. Un très jeune traducteur, fils de Michel Convert, « voileux » bien connu sur la place qui l'hébergea pendant son séjour mâconnais. A l'image de ses cinq compatriotes, le vainqueur du triathlon de Mâcon s'est montré enthousiasmé par son premier voyage en France.
Informatique
Très apprécié le concours de M. Tureaud qui assure depuis trois années la gestion informatique des résultats. Il avait débuté dans cet exercice périlleux à l'occasion de la finale de la coupe de France 87. Depuis, son programme s'est enrichi et tout le monde se félicite de ses services. Un sérieux joker pour une organisation.
Pour tous contacts, H. Tureaud, 75, Grande rue à Cuisseaux (téléphone 85.72.77.09).
Pénalités
« Elles sont tombées dru. » nous avait confié Patrick Petitjean qui envisageait même que le classement soit sérieusement remis en cause. Ces pénalités concernaient surtout les dossards, mal placés et peu visibles. Principaux concernés : les triathlètes de Poissy.
Jean Cot, le président du Co.Na.De.T décida de les lever toutes. Mesure de clémence qui discrédite en passant l'action des commissaires. Il faut reconnaître que les fautes graves (course en peloton) ne furent pas légion.
Du calme
Appel très remarqué que celui du président Cot, au moment de la remise des prix lancé à l'adresse du Provençal François Chabaud, champion de France scolaire en titre, le plus jeune des concurrents dimanche. Le responsable national l'a incité à mettre un bémol à son activité triathlétique en ces termes : « les championnats de France U.N.S.S., La Grande-Motte, Saint-Jean-de-Monts et aujourd'hui Mâcon, c'est beaucoup François. Nous aurons besoin de toi dans quatre ans. Ne te gâche pas. »
Anti-dopage
Particulièrement exposé eu regard à l'effort requis par l'enchaînement des trois épreuves, le Co.Na.De.T a mis en place des contrôles anti-dopage à chaque épreuve. Les trois premiers, les trois premières de même que deux hommes et deux femmes tirés au sort sont invités à la traditionnelle « séance pipi ». Les résultats connus dans cinq semaines, en attendant, les primes des triathlètes concernés sont suspendues.