2 juin 1991

La neuvième symphonie...

Les premières notes de la neuvième symphonie vont s'envoler dès l'aube, ou presque dans le ciel mâconnais. Ce n'est ni du Beethoven, ni du Mozart, mais c'est drôlement beau quand même...

Neuvième édition, en effet. C'est l'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis ce jour de 1983 où quelques potes décidaient de s'offrir un sympathique voyage en trois dimensions. Au fil des années, l'épreuve mâconnaise n'a cessé de prendre de l'importance pour devenir un des rendez-vous majeurs du calendrier tricolore.

Les ronchons pourront toujours ergoter sur l'absence de Poissy, du Racing-Club-de-France, de Méthion et de quelques autres cette année. Les clubs d'Île-de-France sont en effet dans les Hauts-de-Seine pour un triathlon important puisque sélectif championnats de France. Rappelons que le qualificatif pour les triathlètes de Bourgogne aura lieu dimanche prochain à Chalon.

Foin des néfastes interférence du calendrier, ce dimanche 2 juin propose un bien joli bouquet d'épreuves.

Journée non stop

Tout commence à 9h15 avec l'épreuve promotion. Si vous êtes un lève-tôt, vous avez encore largement le temps de vous inscrire pour ce triptyque : 500 m de natation (l'eau de la Saône est propre et sa température avoisine les 20 degrés), 20 km à vélo et 5 km en course à pied.

A 10h30, les personnalités se jetteront à l'eau. Un beau challenge pour ces concurrents qui ne sont pas des spécialistes du triple sport. Les distances — 200 m en natation, 6 km à vélo et 2 km en course à pied — tiennent compte bien évidemment de l'esprit de l'épreuve.

Enfin, les ténors entreront en piste à 14h30 pour le catégorie A (1500 m, 40 km et 10 km) grand prix F.F.TRI. doté de trois étoiles ; un triathlon particulièrement ouvert cette année avec plusieurs candidats potentiels à la victoire. Trois Mâconnais entrent dans ce cas de figure : Sylvain Dafflon, excellent depuis le début de saison, Jean-Louis Elne, 3e à Grenoble, ce qui est un authentique exploit vu le niveau de l'épreuve et Sébastien Fabre s'il est remis de ses fatigues de Saint-Maixent. Gilles Reboul, sur sa forme actuelle, aura lui aussi son mot à dire.

Mais la concurrence s'annonce sévère ; il faudra notamment surveiller comme le lait sur le feu la canadien d'Andrézieux ; par ailleurs, ce club visera, comme Mâcon, la victoire par équipe. Bref, ce dimanche de juin nous promet un sacré feu d'artifice. Et si le soleil a le bon goût de danser dans un océan bleu, la fête sera encore plus belle : à voir et à vivre...

Jean-Michel BONNET