
3 juillet 1991
Laisse aller, c'est une valse...
Pas facile de s'y retrouver dans ces championnats de France de triathlon, disputés à Versailles. En tapant le carton, les responsables ont redistribué les cartes ! Explications...
Nous l'écrivions dans notre édition d'hier, Versailles et ses championnats de France ont déballé les cartons : une valse authentique fleurant plutôt la musique de Richard Wagner que celle de Johann Strauss ! On ne joue pas vraiment ici sur le même registre de décibels.
En effet, les responsables n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère, infligeant pas moins de 25 cartons au cours de cette journée. Même le divin Marcel Pagnol, ce grand soleil de la littérature fleurant bon le Sud, est battu !
Cette avalanche s'est déclenchée en raison de manquements au règlement dans le parcours cycliste. Pour avoir roulé en peloton, ce qui est formellement interdit dans le triple sport, 25 athlètes ont subi les foudres de l'organisation. Un carton étant synonyme de cinq minutes de pénalité, le classement général & été sensiblement modifié : pour le plus grand bonheur des uns et, inversement, pour le plus grand malheur des autres.
Bouleversements...
Le tiercé de tête n'a subi aucune retouche, et pour cause, Philippe Méthion, seul devant, ne pouvait rouler en peloton. Il a juste couru avec des rêves de sacre dans sa tête, ce qui n'est pas (encore) répréhensible ! Idem pour Yves Cordier et Patrick Girard, tous deux navigant à quelques encablures du superman de Poissy.
Par contre, ça se gâte aux alentours de la 10e place, au grand dam de deux Mâconnais, Gilles Reboul, classé initialement 11e, rétrograde à la 33e place et Sébastien Fabre passe de la 15e à la 42e place, juste derrière son président Patrick Petitjean. Par contre, Sylvain Dafflon fait le chemin inverse en grimpant de la 12e à la 6e place. Même cas de figure pour Jean-Louis Elne, remonté de la 39e à la 25e place.
Quant à Samuel Pierreclaud, il est bel et bien classé 3e de l'épreuve junior, devant Rémy Lancha. Comme quoi l'ordinateur n'est pas le monstre froid que nous évoquions dans notre édition d'hier !...
Jean-Michel BONNET