17 juillet 1991

La tournée des grands ducs...

Non, le Triathlon-Mâcon-Club n'a pas fait la bringue le 14 juillet ; même si la route passait par Gevrey-Chambertin ou encore Chambolle-Musigny, autant de noms qui fleurent bon la magie du terroir ! Le T.M.C. était à Dijon pour gagner. Et il a gagné...

Le duc de Bourgogne s'est donc payé la tête du roi ; une tête pourtant un tantinet moins vacillante que celle de feu Louis XVI !

L'exploit n'est pas mince, même si Poissy Triathlon était privé des services de son numéro 1, le champion de France 91, Philippe Méthion. Victime d'une chute lors d'un entraînement, il était insuffisamment rétabli pour participer à une triple boucle aussi exigeante que celle de Dijon.

Si le T.M.C. a gagné par équipe — victoire avec 75 points, devant le T.C. Nivernais, 208 points et Charleville, 254 points — il le doit à un remarquable tir groupé.

Pas moins de quatre Mâconnais dans les 15 premiers, performance tout à fait exceptionnelle eu égard au niveau très relevé de l'épreuve.

Ce catégorie B, coefficient 2,75, a été remporté par Patrick Girard (3h59'55") devant son copain de Poissy, Serge Serge Lecrique (4h01'35) et le suisse Pierre-Alain Frossard (4h02'27"). Gilles Reboul, particulièrement inspiré par l'air du pays — il est originaire de Chenove — prenait la 6e place en 4h08'27".

D'autres sociétaires du T.M.C. arrivaient sur ses talons : 11e, Sébastien Fabre (4h13'48" et meilleur temps en natation), 13e, Jean-Louis Elne (4h14'50"), 15e, Eric Flamand (4h19'38"), 30e, Alain Cothenet (4h28'15"). Ce sont ces cinq résultats qui ont été pris en compte pour le classement par équipe.

Les autres ont connu des « fortunes diverses », pour reprendre la formule du président Patrick Petitjean. Pour ce dernier, on peut d'ailleurs carrément parler d'infortune puisque malade, il devait abandonner au terme des 2,5 km du parcours aquatique, « tracé » dans les eaux du lac Kir.

Coup de pompe...

Pour sa part, Marc Bertrand prenait une belle 39e place (4h32'34") ; Sylvain Dafflon, plutôt malchanceux, terminait à une place inhabituelle pour lui (47e en 4h35'03").

Elle est bien sûr loin de traduire sa valeur. Sylvain était aux avants-postes de l'épreuve cycliste lorsqu'une crevaison l'obligeait à changer de boyau.

Il repartait mais un problème de valve allait lui coûter la bagatelle de huit minutes ; le temps passé au bord d'une route à attendre un bon samaritain muni d'une pompe à vélo.

La bicyclette retrouvait bien des couleurs en même temps qu'une ration d'oxygène, mais Sylvain n'avait plus le cœur à pédaler aussi vite. Dommage assurément tant il avait été costaud jusque là.

Bernard Maudonnet, 80e en 4h43'31, à l'inverse d'Eric Flamand, n'avait pas digéré le tour pédestre de Saône-et-Loire. Enfin, Olivier Larochette parvenait à terminer dans les 100 premiers (88e en 4h45'48").

Cette victoire par équipe est un authentique exploit et traduit l'extraordinaire mental du T.M.C. « Il fallait être fort moralement sur ce parcours difficile » nous confiaitPatrick Petitjean.

D'autant que le vent violent soufflant sur la Côte-d'Or en ce dimanche de Fête Nationale transformait un parcours cycliste déjà coton en un pur chemin de croix.

Le club a réussi une excellent opération en signant ainsi sa troisième victoire dans un triathlon de coefficient 2,75.

Il tâchera d'en parapher une 4e à la fin du mois dans le catégorie A de Villard-de-Lans : histoire d'arriver serein à la finale de la coupe de France, le 21 septembre à Sète.

D'autres triathlètes mâconnais avaient choisi Coucouron et son catégorie A, accroché au sommet du plateau ardéchois.

Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

Jean-Michel BONNET