
22 novembre 2004
Les Mâconnais sont de formidables ambassadeurs du sport pluriel
Un joli coin de ciel bleu avec les bons résultats
des jeunes, une touche plus sombre avec la fin de l'aventure des duathlètes
en D1. Météo contrastée du côté du TMC.
Ceci dit, il serait malvenu de verser des larmes de crocodile sur la descente
des duathlètes en D2.
Dans un sport de plus en plus professionnalisé, les sociétaires du TMC n'avaient pas les moyens de lutter à armes égales contre leurs adversaires. En outre, l'équipe a dû composer avec de nombreuses blessures ; difficile donc de leur jeter la pierre. Personne d'ailleurs ne l'a fait à l'occasion de l'assemblée générale du club tenue samedi au centre Paul-Bert en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles Bruno Alexandre, président de la ligue de Bourgogne, Henri Pundyk, président du comité de Saône-et-Loire, Jacques Charmont, proviseur du lycée Lamartine et président du comité départemental Handisport, Dominique Dumont, représentant l'USEP. Malgré un emploi du temps chargé, Jean Berthaud, conseiller municipal délégué au sports, a tenu à saluer les triathlètes mâconnais en début de réunion.
Le fait marquant de cette saison, c'est incontestablement la belle progression des jeunes. Pour la 7ème année consécutive, le TMC a reçu le label de club formateur. Le plus bel exemple de cette implication de la nouvelle vague (juvénile) a été donné par Guillaume Berthelot. C'est lui qui a présenté, avec beaucoup de talent, de clarté et d'humour, la très réjouissante saison des jeunes du club. Les Théo Philibert, Damien Ferrand, Lambert Drouin, Olivier Acampora, Germain Loctin et les autres ont permis au TMC de se classer à la 3ème place du challenge interrégional des clubs formateurs. Les plus grands n'ont pas été en reste et il faut saluer les performances de Benjamin Saccoletto, Alexis Monterrat, Florian Shaefer, Arnaud Drouin, Éric Flamand, Max Langenfeld ou encore de Jérôme Tisserand tout au long de la saison.
Autres motifs de satisfaction mis en exergue par le président Claude Langenfeld et par le cadre technique Jérôme Guy, les nombreuses organisations estampillées TMC cette année. Le club a beaucoup donné, preuve, si besoin est, de la volonté de faire connaître le triple sport à un large public.
Le plus gros souci, c'est l'incertitude quant à la pérennisation de l'emploi d'éducateur sportif. Sans elle, pas de possibilité de mener à bien les actions inscrites dans le projet triennal.
« Nous sommes souvent remerciés pour notre utilité sociale, les institutions ont besoin des associations, les associations ont besoin des institutions », confiait en substance le président. Bref, le maintien d'un cadre technique salarié est absolument vital ; surtout quand on connaît l'énorme travail réalisé par Jérôme Guy.
Oui, il y va de l'avenir du triathlon dans une cité dont il n'est pas superflu de rappeler qu'elle a joué un rôle éminent de pionnier voilà tout juste vingt ans.
Jean-Michel Bonnet